Le Berry

 

Petite présentation

             Le Berry est une province ancienne qui fait aujourd’hui partie de la région centre et regroupe la quasi-totalité des départements du Cher et de l’Indre. Les deux préfectures, Bourges et Châteauroux comptent respectivement environ 70 000 habitants et environ 50 000 habitants.

            Le Berry s’étend sur cinq régions agricoles : la Sologne, le Pays Fort, la Champagne Berrichonne, la vallée de Germigny, la Brenne et le Boischaut.

Un peu d’histoire

 6 ème et 5 ème siècle av J.C : installation dans le Berry des Bituriges Cubi, puis extension de leur domination et création des « oppida » (Châteaumeillant, Bourges, Levroux…).

52 av J.C : Jules César soumet la Gaule. Bourges (« Avaricum ») est détruit.

3 ème siècle : le Berry est incorporé à la province d’Aquitaine dont Bourges est la capitale.

1356-1370 : le Berry est ravagé par l’armée du Prince Noir pendant la guerre de Cent Ans.

1416 : Mort du Duc Jean de Berry.

1451 : Procès de Jacques Cœur.

1736 : Louis XV achète le duché de Châteauroux.

1940  :La ligne de démarcation traverse le Cher.

1960 : Création de la Région Centre.

1967 : Départ de la base américaine de Châteauroux.

1977 : Création du Printemps de Bourges.

 

C’est bin d’cheuz nous !

 

Le Parc de la Brenne

             Créé en 1989, le Parc naturel régional de la Brenne rassemble 47 communes qui se sont résolument engagées dans une politique de développement économique et social en harmonie avec la préservation des richesses de son patrimoine naturel et culturel.
            Avec plus de 2000 étangs, c’est l’une des plus importantes zones humides continentales françaises, reconnue au niveau international pour la richesse exceptionnelle de sa faune et de sa flore.

 

Le grand noir du Berry

             La race n’a été reconnue officiellement qu’en 1994. Son berceau se situe dans le sud du Berry, dans le département du Cher.

            C’est un âne de grand format (1,35 à 1,45 m au garrot pour le mâle et 1,30 à 1,40 pour la femelle). La robe, à poil ras, est uniformément foncée, avec le ventre gris clair.

            Cette race fut d’abord un animal de trait, utilisé tant pour les travaux des champs dans le Berry, notamment pour travailler la vigne, que pour haler les péniches le long du canal de Berry et du canal de Briare. Animal docile et fort, il est reconverti de nos jours dans le tourisme et les loisirs, par exemple pour transporter les bagages de randonneurs.

 

Le Canal de Berry

             Le Canal de Berry fut édifié entre 1808 et 1840. Il a été utilisé jusqu’en 1945 et déclassé en 1955.

            Sa pente de 245 mètres, pour une longueur totale de 320 kilomètres, à exigé l’installation de 115 écluses, soit une tous les trois kilomètres.

            Il permettait notamment de transporter le charbon destiné aux usines métallurgiques de la région. A son apogée en 1865, ce sont près de 900 péniches qui l’empruntaient régulièrement. En 1939, elles ne sont plus que 165… Et ce qui devait arriver arriva : en 1953, un décret ferme définitivement le canal à la navigation.

            Le canal a la particularité d’être 3 canaux en 1, puisque constitué de 3 branches distinctes qui se rejoignent à Fontblisse, commune de Bannegon. Dans le Cher, il relie les villes de : Saint-Amand-Montrond, Sancoins, Marseilles-Lès-Aubigny, Dun-sur-Auron, Bourges, Mehun-sur-Yère, Vierzon.

 

La danse berrichonne

             Dans le Berry, le Folklore dansant est dominé par la Bourrée, dont les versions et les variantes forment un répertoire très important.

            Bourrées carrées, Bourrées droites, Bourrées croisées, Bourrées rondes, toutes ces danses sont différentes par leur style.

Chez nous, on « vire », on « carre » sans geste des bras, sans bâton attaché au poignet, sans claquements des doigts, sans cris proférés au cours de la danse.

 

Les instruments

             Nos instruments de musique sont : la vielle, instrument à roue et à cordes, et la cornemuse ou musette, instrument à vent dont la « poche » est constamment gonflée à la bouche. Ce sont des instruments anciens qui déjà, étaient fort en usage au Moyen Age, un peu partout en France et dans beaucoup de pays étrangers.

            Mais c’est surtout en Berry en particulier que ces instruments se sont conservés et sont encore très utilisés.

 

La poterie de la Borne

             La Borne est la capitale de la poterie en Berry et ce depuis l’an de grâce 1260. En 1914, 91 potiers œuvraient encore dans la commune.
            Il n’en restait plus que 4 en 1950. Aujourd’hui, le village est devenu l’un des hauts lieux de la création céramiste française. Environ 80 créateurs vous proposent de partager leur passion, leur travail et de découvrir leurs œuvres réunies dans une exposition permanente dans l’ancienne école.

 

La poterie des Archers

             Le travail de la terre au Châtelet-en-Berry, remonte au début du 17 ème siècle. Le hameau des Archers, situé sur la commune du Châtelet, comptait plus d’une vingtaine

d’ ateliers de potiers en 1890. Si l’on excepte la brillante tradition des « Epis de Faitages », la poterie des Archers était essentiellement tournée vers un usage domestique. Aujourd’hui, le village renaît et compte 5 ateliers de potiers ouverts toute l’année.

 

La Noire du Berry

             Autrefois la Noire du Berry était répandue dans toutes les basses-cours de l’Indre et du Cher. La poule Noire du Berry est une race spécifiquement Berrichonne .C’est en 1900 que le Baron Henri de Laage sélectionna cette volaille. Le standard fut établi et homologué en 1912.

            De taille un peu au dessus de la moyenne, coqs et poules ont un caractère vif. Race très rustique, la Noire du Berry s’acclimate à tous les sols et sait mettre à profit la liberté qui lui est accordée.Elle a un magnifique plumage noir à reflets vert métallique.

            La poule est une pondeuse précoce d’œufs à coquille blanche parfois légèrement rosée. Mais cette volaille présente aussi une bonne aptitude à l’engraissement et produit une chair blanche fine et savoureuse.

 

Parlons berrichon

 

Dounant : généreux

Oute-toué don’ ? : Où es-tu donc?

Cafourniau : fourre-tout

Soun avouène : son avoine

Un peu jeune : trop court

Lambouri : nombril

Frayer : se rendre à un

 rendez-vous gallant

Aga don ! : regarde donc !

Dior : dehors

Artou : orteil

Après : en train de

Marouner : se plaindre

Un aca d’iau : une averse

Une biaude : une blouse

 

Le Printemps de Bourges

             Le Printemps de Bourges est un festival de musique en France ou les jeunes talents musicaux peuvent exprimer leurs compétences sur scène. Depuis 1977, il se déroule chaque mois d’avril à Bourges.

            Ce festival peinera à s’imposer aux Berruyers, qui n’en verront l’intérêt et l’animation qu’au fil des années. Ainsi à chaque Printemps, des milliers de spectateurs viennent dans les salles et sous les chapiteaux berruyers. 80 spectacles, 200 artistes dans une douzaine de lieux sur une semaine proposent les genres musicaux les plus divers. Bourges, c’est aussi un tremplin pour les jeunes artistes.

Aga don !

 

L’abbaye de Noirlac

 

Cet édifice cistercien est considéré comme l’un des plus bel ensemble monastique de notre pays.

L’abbaye de Noirlac fut fondée au milieu du 12 ème siècle par un moine de Clairvaux. La construction est conforme au plan-type des abbayes cisterciennes. Le style se résume parfaitement dans la simplicité des formes architecturales. Nudité des pierres, colonnes tronquées, ornements dépouillés des chapiteaux… Tout concourt à la médiation ou au renoncement.

La visite des lieux comprend les communs : cellier, réfectoire, dortoirs, les bâtiments conventuels : cloître, salle capitulaire, salle des moines, l’église abbatiale, sans oublier le jardin d’agrément.

L’abbaye de Noirlac, Centre culturel de rencontres, propose plusieurs rendez-vous artistiques tout au long de l’année, dont le festival de musique « Les Traversées, rencontres musicales de Noirlac ».

La Basilique De Neuvy-Saint-Sépulcre

             Unique en France et classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, la copie du Saint-Sépulcre de Jérusalem est à Neuvy-Saint-Sépulcre, la basilique Saint-Jacques le Majeur a été édifiée par un groupe de pèlerins de retour de croisades. Elle abrite un fragment du tombeau et deux gouttes de sang du Christ.            Chaque année, le lundi de Pâques, une procession rend hommage à ces « reliques » à travers la ville qui se pare des deux couleurs sacrées, le rouge et le noir.

            D’un point de vue architectural, une rotonde de vingt deux mètres de diamètre à déambulatoire et trois niveaux d’arcades composent cet édifice.

 

La Cathédrale Saint-Étienne de Bourges

 Majestueuse, elle domine la ville. La Cathédrale Saint-Étienne, inscrite au patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO depuis 1992, est unique en sa conception.

Chef d’œuvre de l’art gothique, admirable par ses proportions et l’unité de sa conception, elle témoigne de la puissance du christianisme dans le France médiévale.

Lorsqu’on jette un coup d’œil sur ce grand navire, on ne peut être que surpris par la longueur de sa nef et l’absence de transept, qui marquent son unicité.

La cathédrale abrite un ensemble rare de vitraux datant du 13 ème au 17 ème siècle.

Le Palais Jacques Cœur à Bourges

             Situé dans le centre historique de Bourges, le Palais Jacques Cœur, est considéré comme l’un des plus beaux exemples de l’architecture gothique civile du 15 ème siècle.

            Le Palais illustre la réussite éclatante du financier et homme d’Etat. La sévérité de la façade occidentale, élevée sur l’enceinte gallo-romaine, s’oppose à la riche ornementation de la façade donnant sur la rue. La chapelle est ornée de peintures représentant le maître des lieux et sa famille. Le palais témoigne également d’une attention toute nouvelle portée au confort :des cheminées sont présentes dans toutes les pièces et, dans le système de communication intérieure, la circulation d’apparat est dissociée de la desserte privée.

Le château d’Ainay-le-Vieil

             Ainay-le-Vieil, c’est le “petit Carcassonne” du Berry. Ce château Renaissance est protégé par une imposante forteresse du 14 ème siècle. Cette forteresse médiévale fut achetée par Jacques Cœur en 1435. Charles de Chevenon de Bigny (ancêtre des propriétaires actuels) en fait l’acquisition en 1467.

            Le parc offre une promenade initiatique dans l’art des jardins : la roseraie et ses parfums de roses anciennes, le Carré de l’Ile avec ses charmes taillés en palissade, les jardins de Chartreuses ayant dans chaque enclos un jardin à thème.

Le Château d’Azay-le-Ferron

        Niché dans un cadre exceptionnel, le château d’Azay est original en raison de la présence d’un parc à l’anglaise et d’un jardin à la française.

      Dans ce dernier, une collection de topiaires ou ifs taillés représente un jeu d’échec ; elle est accompagnée d’une broderie de buis. Une roseraie, un potager, des vignes et un verger.

Le Château de Meillant

             Remarquable pour son gothique flamboyant, l’édification du château débute en 1473 par la famille d’Amboise.

            Le château de Meillant, somptueusement meublé, propose une visite mystérieuse avec des tours de magie.

            A voir : la grande salle avec une loggia de musiciens au-dessus de la cheminée, la chambre d’honneur, la salle à manger tapissée de cuir de Cordoue ou encore la salle des gardes.

Château de Bouges

             Un Petit Trianon en Berry

            Inspiré par le Petit Trianon de Versailles, le château de Bouges a été construit en 1765 par la famille Leblanc de Marnaval.

            Cette demeure fût la propriété de Charles-Maurice de Talleyrand-Perigord qui y résida peu de temps avant de le laisser à la disposition de la Duchesse de Dino.

            L’élégance à la campagne. Le parc à l’anglaise de 80 hectares forme un écrin qui évoque des jardins à la française, un étang et des parterres de buis.

       L’ensemble de la propriété est légué en 1968 aux Monuments Nationaux.

Le Château de Valençay

             Un château de la Loire en Berry.

Napoléon décide d’acheter, en 1803, le domaine de Valençay pour son Ministre des Affaires Etrangères Charles Maurice de Talleyrand. Dans cette belle demeure, il peut recevoir les dignitaires européens dans un ensemble architectural de grande prestance.

            Propriété de Talleyrand pendant plus de 30 ans, personnage hors du commun, fin négociateur, homme de goût et de prestige, il y vivra jusqu’en 1833.

            Son parc, ses jardins à la française, son damier fleuri, le grand labyrinthe de Napoléon, le château des enfants, la petite ferme et le parc aux daims, offrent des moments de découvertes pour toute la famille.

Apremont-sur-Allier

             Apremont-sur-Allier : “Plus beau village de France”.

            Le temps semble s’être suspendu au pied de ses belles maisons à pans de bois, ses habitations à tourelles et ses demeures plus cossues du 19 ème siècle.

            Un véritable voyage hors du temps sur les berges de l’Allier, à quelques pas seulement de sa confluence avec la Loire, le fameux “Bec d’Allier”.

Argenton-sur-Creuse

             Se promener dans la Venise du Berry, à travers de pittoresques ruelles aux maisons médiévales et sur les bords de la Creuse longée de moulins à roues.

       Argenton, « cet adorable petit patelin » évoqué par Antoine de Saint-Exupéry offre aux visiteurs les charmes d’une petite cité dynamique marquée par l’histoire, celle très ancienne de la cité gallo-romaine (Argentomagus) et celle de la révolution industrielle textile (Musée de la Chemiserie et de L’élégance masculine).

Gargilesse

             Classé parmi les plus beaux villages de France, Gargilesse est niché au creux d’une charmante vallée épousant la rivière du même nom. Le bourg, constitué d’un groupe de maisons pittoresques mérite bien une halte : de la petite place centrale bordée par le château reconstruit au 18 ème siècle on peut admirer la majestueuse porte d’entrée, seul vestige du premier édifice datant du12 ème siècle.

       En quelques pas, un petit sentier conduit vers l’église médiévale de style romano-byzantin dont la crypte et les fresques murales sont remarquables. En contrebas, la visite de la Villa Algira s’impose : c’est dans cette petite maison que George Sand venait se reposer et se ressourcer.

Ville de La Châtre

            Au cœur de la Vallée Noire, La Châtre domine l’Indre. Quartiers pittoresques comme celui du P’tit Mur, un patrimoine architectural se laisse découvrir. Musée George Sand et de la Vallée Noire, maisons à pans de bois, tanneries anciennes, hôtels particuliers, théâtre à l’italienne installé dans un ancien couvent.

       Dans cette « ville et Métiers d’Art », où l’on sent l’empreinte permanente de la grande romancière romantique, la vie culturelle est très riche : musique, saison théâtrale, exposition d’art, tout comme l’artisanat avec un centre de formation pour la restauration du patrimoine, une section ébénisterie et restauration de meubles anciens au Lycée, un luthier, des peintres et potiers…

Mehun-sur-Yèvre

             Au 14 ème siècle, le Duc Jean de Berry fait construire un château. Le Duc décède en 1416 et le futur Charles VII en prend possession. Mehun-sur-Yèvre est la ville du roi Charles VII. Le futur Charles VII entra en possession de Mehun en 1417. Il fut proclamé roi dans la chapelle du château en 1422.

       Une autre personnalité marque l’histoire de Mehun-sur-Yèvre : Jeanne d’Arc. Elle y séjourne après la libération d’Orléans. Une statue est à son effigie sur la place du même nom.

Saint-Benoît du Sault

             Saint-Benoît du Sault située sur un éperon rocheux doit son nom au prieuré bénédictin qui y fut fondé au 10 ème siècle. Un enchevêtrement de ruelles étroites et parfois pentues invite à parcourir ce village tout droit sorti du Moyen Age : de solides remparts ceinturent la vieille ville édifiée d’anciennes demeures à colombages.

       Il faut franchir la porte fortifiée, proche du beffroi pour admirer l’église dont l’abside et la nef remontent au 11  ème siècle.

Sancerre

             Depuis son piton rocheux à 310 mètres d’altitude, Sancerre surplombe la Loire et domine un paysage vallonné entièrement constitué de vignobles

            Au hasard de la promenade, impossible de ne pas croiser les principaux monuments de la ville : le remarquable beffroi du 16 ème siècle accolé à l’église Notre-Dame, ou la Tour des Fiefs datant du 14 ème siècle, seul vestige de l’ancien château féodal.

Sancerre, c’est avant tout le prestige de ses vins. Le vignoble de Sancerre (AOC) s’étend sur près de 3 000 hectares de collines couvertes de ceps à perte de vue.

C’est t’y bon ?

 

Le crottin de Chavignol

             Le Crottin de Chavignol reconnu AOC en 1976 est un petit fromage au lait entier de chèvre. Sa pâte blanche ou ivoire est recouverte d’une croûte naturelle, fine et fleurie. Il contient au moins 45% de matière grasse. C’est un cylindre plat très légèrement bombé à la périphérie, pesant 60 g minimum..

            Son terroir couvre le Sancerrois, le Pays Fort, la Champagne berrichonne et les régions voisines, soit une zone qui s’étend sur la majeure partie du département du Cher et sur une petite partie des départements du Loiret et de la Nièvre.

Fromage de chèvre de Valençay

             Talleyrand, châtelain de Valençay, dans l’Indre aurait coupé un jour le sommet de cette pyramide de chèvre pour éviter qu’elle ne rappelle à Bonaparte, en visite chez lui, la désastreuse campagne d’Egypte.

       C’est ainsi que ce fromage à pâte molle non pressée et cuite, cendré au charbon de bois, aurait acquis sa forme trapue, sa taille (6 à 7 cm de hauteur) et son poids (220 à 250 g) définitifs. Doté, depuis 1998, d’une AOC qui garantit sa qualité, il dévoile un goût fleuri, des arômes de fruits secs et de noix fraîches, légèrement nuancés de foin.

Fromage de chèvre de Pouligny-Saint-Pierre

             Fabriqué à partir de lait de chèvre entier, il a obtenu son AOC voilà plus de trente ans (1972). Issu des vallées de la Creuse, de l’Anglin et du pourtour de la Brenne, le Pouligny-Saint-Pierre est le reflet d’une région qui a gardé ses traditions. Sa forme haute pyramidale serait due à la volonté des habitants de ce village de copier la forme du clocher de l’église par amour du terroir.

La lentille verte du Berry

            C’est entre Bourges et Châteauroux, au cœur de la Champagne Berrichonne, que l’on peut découvrir les lentilles vertes du Berry. Les terres argilo-calcaires caillouteuses et le climat doux de cette région sont les deux éléments-clés qui assurent à cette production toute sa qualité.

            La lentille verte du Berry a obtenu en  1996 le 1er Label Rouge accordé à un légume sec. Cette production correspond parfaitement aujourd’hui aux attentes des consommateurs qui sont à la recherche de produits sains et authentiques.

       Les lentilles vertes du Berry sont en plein essort depuis 1994. Elles sont cultivées aujourd’hui sur 290 hectares et bénéficient d’une zone d’appellation protégée au niveau européen.

Le sablé de Nançay

             C’est en 1953, à la suite d’une erreur de recette que naît un biscuit sablé… Le boulanger Jacques Fleurier se trompe dans la composition d’une recette. Ne voulant pas gaspiller, Madame Fleurier décide de transformer la pâte en biscuit qu’elle offre en dégustation aux habitants de Nançay qui en raffolent… Le petit sablé était né.

Monsieur et Madame Fleurier en font leur cheval de bataille en développant sa vente tout d’abord dans leur magasin de Nançay, puis dans la région. Fabriqué avec de la farine, du beurre, du sucre et des œufs, il est baptisé tout simplement « Sablé de Nançay ».

       Protégé par un brevet, ce sablé doré, rond et léger est véritablement unique même s’il est décliné au chocolat!

Les vins du Berry

             Dans ce coin du centre de la France, le Berry, nous avons quelques hectares de vignes qui produisent des vins qui sont très connus et appréciés par les français mais également à l’étranger.

Sancerre

             Le plus connu d’entre eux est le sancerre, il est produit sur une aire de quatorze communes autour de Sancerre (Sancerre, Sainte Gemme, Sury en Vaux, Saint Satur, Verdigny, Menetréol, Thauvenay, Menetou Ratel, Bué, Vinon, Crézancy, Veaugues et Montigny), sur des collines bien exposées et dont les sols calcaires ou siliceux sont propices à la culture de la vigne. La production en rouges et rosés est de 4 millions de bouteilles, celle des blancs est de 14 millions.

            Quelques années de garde sont nécessaires à ce vin pour qu’il s’affirme.

Mentou- salon 

            Le Ménetou-salon est celui qui se rapproche le plus du Sancerre par le goût, certains sont même confondus par des palais non professionnels, le prix les différencie, le Sancerre est plus cher. Son territoire touche celui de Sancerre au nord. Il est implanté sur 10 communes (Menetou-Salon, Morogues, Parassy, Humbligny, Aubinges, Saint Céols, Soulangis, Quantilly, Vignoux sous les Aix et Pigny). Son sol est principalement composé de sédiments calcaires du jurassique supérieur.

            La production de rouges et rosés est d’environ 400.000 bouteilles, celle de blancs 1.500.000 bouteilles.

Reuilly

             Le Reuilly est produit sur une petite aire autour de la ville du même nom (Reuilly, Diou, Lazenay, Chery, Lury, Cerbois et Preuilly). A cheval sur deux départements le Cher et l’Indre. Son sol est composé de marnes calcaires, de sables et de graves selon les propriétés. Sa production est de 400.000 bouteilles pour les rouges et rosés. De 600.000 bouteilles de blancs.

            Vin séduisant et agréable selon le producteur choisi.

 

Quincy

             Petite aire de production de 180 hectares environ pour celui-ci, situé à Quincy et Brinay sur les bords du Cher. Son sol est composé de sable et de graves comme le Reuilly. Production de 500.000 bouteilles rouges et blancs confondus.

            Vin léger et fin qui se boit jeune en général, mais qui peut se conserver 5 ans maximum en cave fraîche.

Châteaumeillant

             Petite aire de production de 70 hectares au sud du Cher sur les communes de Châteaumeillant, Reigny, Saint-Maur et Vesdun, ainsi que les communes de Champillet, Feusines, Urciers et Néret dans le département de l’Indre. Sa production totale est d’environ 500.000 bouteilles. C’est un petit vin vif frais et léger. Le mot petit n’est pas ici péjoratif. Les meilleurs sont issus de Gamay pressé sitôt vendangé, il est appelé le vin gris. Ils ne se trouvent hélas qu’en petite quantité. Le rouge est beaucoup plus répandu mais d’inégale qualité selon les producteurs. Certains font de gros efforts afin de hisser ce vin à la place qu’il mérite.

Valençay

 

            Valençay est enfin devenu un AOC en 2003.

            Aux confins du Berry, de la Sologne et de la Touraine, le vignoble est situé sur quatorze communes de l’Indre et une du Loir-et-Cher.
 L’aire délimitée s’étend sur près de 2.400 hectares, mais seuls 200 hectares sont actuellement exploités, produisant environ 1 million de bouteilles, répartis en 60% de rouge, 30% de blanc, et 10% en rosé.
 Assemblages de sauvignon et de chardonnay, les blancs exhalent des arômes de fruits exotiques parfois accompagnés d’une note de pierre à fusil caractéristique des terres à silex. En bouche, le chardonnay apporte une certaine onctuosité.

            Les rouges sont dûs au gamay et au pinot noir. Ces vins différemment appréciés sont toujours agréables à découvrir et à déguster lors de diverses occasions.

Les persounnages célèbres

 

Le grand Meaulnes en Berry

 

       Alain-Fournier (1886-1914) C’est un cas à part en Berry; un seul roman l’a porté au pinacle de la gloire, bien au-delà de nos frontières puisque Le Grand Meaulnes a été choisi un peu partout dans le monde pour représenter le roman et la langue française. Ce roman a pour cadre la Sologne berrichonne qui a bercé l’enfance d’Henri-Alban Fournier. Le St-Agathe de son roman désigne Epineuil-le Fleuriel, village où a été reconstituée l’école où le père d’Henri était instituteur et où Augustin Meaulnes a suivi sa scolarité.

Marguerite Audoux

                    Marguerite Audoux (1863-1937) : personnage étonnant que cette orpheline née à Sancoins, dans le Cher, d’abord placée au couvent, puis envoyée en Sologne pour garder les moutons. Un peu plus tard,, Marguerite Audoux monte à Paris et devient couturière. C’est à cette époque qu’elle commence à écrire. Son autobiographie romancée sera auréolée de succès : Marie Claire reçoit effectivement le prix Fémina en 1910 et est traduit en huit langues……

Maurice Estève

                    Maurice Estève est élevé par ses grands-parents en pleine campagne berrichonne et acquiert, très jeune, la fibre artistique. A l’occasion d’un séjour à Paris, il visite le musée du Louvre, y rencontre les oeuvres de Chardin, Corot et Courbet, et y découvre sa vocation. Il vit, pendant près de 20 ans, de petits boulots et se forge sa propre culture artistique. Après avoir subi toutes les influences artistiques majeures de la première moitié du vingtième siècle, parmi lesquelles le surréalisme et le  cubisme, l’autodidacte trouve son propre style. Et laisse parler son imagination, à travers ses peintures. En 1970, il reçoit le Grand Prix National des Arts.

George Sand

                    Aurore Dupin (1804-1878) : Plus connue sous le pseudonyme de George Sand,Aurore Dupin n’est certes pas issue du monde paysan. Elle fait partie de la grande bourgeoisie mais passe son enfance à Nohant,  dans le Berry  ; elle s’y mariera avec le baron Dudevant et y coulera une douce vieillesse. C’est elle qui invente le roman régionaliste avec La Mare au diable (1846), François le Champi (1847-1848), La Petite Fadette (1849) et son chef-d’œuvre, Les Maîtres sonneurs (1853). Amours juvéniles,travaux des champs et mœurs berrichonnes sont les thèmes récurrents de ces romans champêtres qui évoquent bien la vision romantique de la province au milieu du 19 ème siècle.

Jean de France,  Duc de Berry.

                    Prince capétien (Vincennes 1340 Paris 1416), troisième fils de Jean II le Bon, il fut l’un des régents de son neveu le roi Charles VI. Mécène fastueux mais cupide, il est connu pour sa « librairie » contenant notamment « Les Très riches heures du Duc de Berry » commandées aux frères Limbourg et achevées bien plus tard (1485) par le peintre berruyer Jean Colombe.